La ville que j’ai tant aimée

Phil Coulter-E.Br

(en G, D et C)

1-

Au fond de ma mémoir’, je revois encor’,

La vill’, que j’ai tant et tant aimée,

Près de l’usin’ à gaz, on jouait dehors,

Et on riait, au milieu d’la fumée.

En courant sous la pluie, j’rentrais à la maison,

Derrièr’ la fontain’, just’ après la prison,

J’ai eu tellement, de bons moments,

Dans la vill’, que j’aimais, tant et tant.

2-

La brise de Derry, nous accompagnait,

Au son de la musiqu’, on chantait des refrains,

Je me souviens du jour, où j’ai été payé,

En jouant, dans un p’tit group’, du coin.

J’y’ai passé ma jeuness’, et à la vérité,

J’étais trist’, lorsque je l’ai quitté,

Puis j’ai appris la vie, et un’ femm’ j’ai trouvé,

Dans la vill’, que j’ai tant, aimée.

3-

Quand j’y suis revenu, j’ai été suffoqué,

De voir ma vieill’ vill’, ainsi mis’ à genou,

Par les voitur’s armées, par les soldats casqués,

Et tout’ ces arm’, qui vous rendent fous.

Maint’nant l’usin’ à gaz, ne voit plus de marmots,

Et les barbelés grimp’nt, de plus en plus haut,

Avec tanks et fusils, oh mon dieu, qu’ont-ils fait,

A la vill’, que j’ai tant, aimée.

4-

Maint’nant la joie s’est enfuie, mais les gens viv’nt encor,

Ils ont l’esprit meurtri, mais ja-mais brisé,

Ils n’oublieront jamais, mais leur cœur se consol’,

En espérant, pour demain, la paix.

Ce qui est fait est fait, c’qui’est gagné est gagné,

Et c’qui est perdu, l’est à tout jamais,

Je veux juste souhaiter, une vie retrouvée,

A la vill’, que j’ai tant, aimée.